La Coalition dans les médias

L'article de la Gazette 4 juin 2009
Par Michelle Lalonde

"The latest plan to expand the police station in Jarry Park may have been "greened up" but it is still totally unacceptable, according to a coalition formed to protect the park from development."
Pour plus d'info:
www.montrealgazette.com/Business/Group+rejects+greened+plan+police+stati...

 

Midi Libre, CIBL 27 mai 2009
C'est lors de cette émission que Mme Anie Samson, la mairesse de l'arrondissement déclare: "On ne construit pas dans le parc, on construit dans le stationnement". Complètement désinformé, l'animateur parle ensuite du poste de police dans le stationnement existant, à proximité du parc Jarry! Pour l'entendre de vos propres oreilles:
http://cibl1015.com/radiomontreal/?x=0&y=0&=Go&s=parc+jarry

 

Les amis du parc Jarry s'inquiètent des développements dans le parc
Alexandre Parent, Journal Métro, 4 juin 2009

Le parc Jarry est un espace vert de 35,6 hectares et est devenu en 2006 le premier grand parc urbain branché, c’est-à-dire où l’on peut avoir accès gratuitement à l’internet sans fil, du Québec.

La Coalition des amis du parc Jarry a dénoncé hier le projet d’expansion du poste de quartier 31 du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), situé en bordure de cet espace vert le long du boulevard Saint-Laurent, et s’inquiète de l’expansion des installations de Tennis Canada.

Le SPVM a en effet pour projet d’agrandir son poste de quartier en construisant un prolongement sur pilotis.

«Aujourd’hui, en 2009, il faut penser autrement. On ne peut pas toujours s’agrandir au détriment des parcs et des espaces verts», a dénoncé Marc Langlois, le porte-parole de la Coalition.

M. Langlois demande plutôt le déménagement du poste. «S’il n’y a plus assez de place, qu’il déménage. Il y a beaucoup de bâtiments libres dans les alentours. De toute manière, tout ce que le SPVM veut, c’est cons­truire de nouvelles douches pour ses gars», a-t-il martelé.

Le Service de police de la Ville de Montréal s’est refusé hier à tout commentaire sur le dossier. Il attendra la tenue des audiences publiques, qui se dérouleront le 17 juin, pour faire valoir sa position sur ce sujet.

Tennis Canada également dans le portrait
La question de l’expansion des installations sportives de Tennis Canada inquiète aussi la Coalition des amis du parc Jarry. Quatre nouveaux courts de tennis en terre battue seront construits, en 2010 ou en 2011, dans le stationnement adjacent au Stade Uniprix.

Louis-Philippe Dorais, directeur des communications et relations publi­ques chez Tennis Canada, a affirmé à Métro qu’aucune expansion n’empiéterait sur le parc. «Nous sommes de bons citoyens corporatifs. Et ces courts pourront même être à la disposition des citoyens», a-t-il affirmé.

Cependant, du côté de la Coalition, c’est la cons­tante volonté de devenir plus gros qui fait peur. «À partir du moment où l’on permet à notre voisin un pied dans notre cour, il veut en prendre deux ou trois ou six de plus», a illustré Marc Langlois.

Inquiétudes au parc Jarry Journal La Presse, 26 mai 2009

Le projet de Tennis Canada consiste notamment à construire quatre
courts de tennis en terre battue en lieu et place d'un
stationnement situé près du stade Uniprix.

Touchez pas à mon parc! Après les projets immobiliers Marianopolis et du 1420, boulevard Mont-Royal, critiqués pour le fait qu'ils nuiront au mont Royal, un autre parc fait l'objet d'inquiétudes: le parc Jarry où Tennis Canada et le poste de police PDQ 31 ont des projets d'expansion.

Dans les deux cas, il s'agit de constructions sur des stationnements actuels. «Pas un pouce de verdure disparaîtra», assure la mairesse de l'arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, Anie Samson.

Le dossier a été évoqué lors du conseil municipal, lundi soir. François Touchette, président de la Coalition des amis du parc Jarry, a demandé des explications. «En avril 2008, Mme Fotopulos, responsable des grands parcs urbains au comité exécutif, nous avait signalé que le parc Jarry en était arrivé à un équilibre parfait entre le récréatif, le sportif et tout ce qui était bâti, a-t-il dit. Comment conciliez-vous le fait de dire à la population qu'il y a un équilibre parfait dans le parc Jarry alors qu'en 2009, on arrive à ces deux projets.»

Le conseiller Michael Applebaum, responsable des sports et loisirs au comité exécutif, a dit que «le nouveau projet de Tennis Canada respecte le plan directeur du parc Jarry» et qu'il est «très intéressant». Il consiste notamment à construire quatre courts de tennis en terre battue en lieu et place d'un stationnement situé près du stade Uniprix.

M. Touchette est aussi préoccupé par l'agrandissement de la galerie de presse du stade qui va nuire à la vue du mont Royal depuis le parc. À Tennis Canada, le porte-parole, Louis-Philippe Dorais, dit qu'Eugène Lapierre, le directeur du tournoi, va rencontrer la coalition pour la rassurer sur les effets de son projet.

Les retombées économiques du tournoi de tennis pour la Ville sont indéniables : près de 30 millions, selon Tennis Canada. Mais si l'événement grossit, ne serait-il pas temps de penser à un déménagement, la fréquentation augmentant année après année? D'autant qu'il ne manque pas de terrains sur l'île de Montréal. Selon M. Dorais, le projet de 12 millions actuellement sur la table est suffisant pour combler les besoins de Tennis Canada.

En ce qui concerne l'agrandissement du poste de police PDQ 31 projeté à l'angle du boulevard Saint-Laurent et de la rue Gounod, il est nécessaire à cause de la fusion de deux postes de police. L'agrandissement des locaux se fera sur un stationnement. Un bâtiment sur pilotis y sera construit.

Pour le Conseil régional de l'environnement de Montréal, les parcs ne sont pas des endroits à développer, la présence de stationnements est questionnable et encore plus celle d'un poste de police. «Devrait-on avoir un poste de police dans un parc? se demande Coralie Deny, directrice-adjointe de l'organisme. Ne devrait-on pas le déplacer? Quand on regarde une carte des espaces verts de Montréal, on voit une tache verte, mais dans les espaces zonés verts, il y a beaucoup d'infrastructures. Ce qui est vraiment vert, c'est loin d'être tout l'espace. On trouve ça dommage.»